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Autisme : et les loisirs dans tout ça ?

12 février 2014

Cette semaine deux témoignages de mamans ont mis en lumière les difficultés liées à la prise en charge de l’autisme au niveau national. Ce double témoignage montre que, pour leur éducation, tout reste à inventer.

L’animatrice télé Églantine Éméyé a fait l’objet d’un reportage diffusé sur France 5, mardi 21 janvier, dans lequel elle explique son combat pour son fils autiste âgé de 8 ans. Lors d’une interview accordée à LCI, elle a déclaré: « Chaque geste quotidien, que ce soit lui couper les ongles, sortir faire une course, tout ce que vous faites assez normalement, c’est grimper l’Himalaya à chaque fois ». Si l’animatrice a choisi de s’exposer comme cela, c’est surtout pour dénoncer « la solitude que l’on vit en tant que famille avec ce handicap parce qu’on est vraiment très peu aidé. Je voulais leur montrer la vie que nous vivons ».

A travers le handicap de Samy, elle a découvert une société mal adaptée, frileuse, peureuse, entre l’école qui ne veut pas de ces enfants différents, les professionnels qui refusent de soigner son fils et le regard, si pesant, des autres. Samy est devenu son combat de tous les jours, juste pour qu’il ait droit, lui aussi, à cette petite dose de bonheur qui fait le quotidien de la plupart des enfants de son âge.

Auteurs-réalisateurs : Eglantine Eméyé et Olivier Pighetti Production : Piments Pourpres Productions, avec la participation de France Télévisions Un témoignage émouvant à voir et revoir sur France 5 : CLIQUEZ ICI

Dans son livre « D’un monde à l’autre », à paraître le 6 février, Olivia Cattan, maman d’un jeune garçon autiste, raconte ses années de galère pour que son fils vive normalement. Sa bataille la plus rude sera pour scolariser son garçon dans un système qui « discrimine en silence » les enfants atteints d’autisme. Dans son récit, D’un monde à l’autre. Autisme : le combat d’une mère, aux éditions Max Milo, elle raconte comment elle a remué ciel et terre sans parvenir à trouver, en France, une équipe capable de tirer son fils du mutisme.

Zoom su les loisirs également en  HAUTE LOIRE

Le RENOUVEAU a consacré, jeudi dernier, son dossier à l’AUTISME et à sa prise en charge en Haute Loire. Retour avec Isabelle DONATI directrice du SPMS de Chadrac (Service de prestations médico-sociales, qui accueille des personnes jusqu’à l’âge de 20 ans) et membre du comité de pilotage du réseau départemental autisme et André BERTRAND, président de la CROIX ROUGE, sur l’accueil et l’accompagnement fait en Haute Loire pour les enfants présentant des troubles autistiques.

Thibaut FINK revient quant à lui sur l’accompagnement du DAHLIR : « L’accompagnateur a un double rôle : rassurer le jeune, mais aussi les professionnels. Actuellement, une quinzaine de jeunes présentant des troubles autistes sont accompagnés par l’association. Ces temps en dehors du cercle institutionnel permettent également aux familles, « parfois en détresse », de souffler un peu, et sont bénéfiques pour les enfants qui sont ainsi « stimulés au maximum ».

Benjamin* est aujourd’hui âgé de 12 ans. Autiste, il est actuellement scolarisé en Classe d’intégration scolaire (CLIS) sur le bassin du Puy-en-Velay, mais plus pour longtemps. « Cette forme de scolarisation ne prend en charge les enfants que jusqu’à 12 ans », confie sa mère. Benjamin pourrait alors poursuivre sa scolarisation en classe ULIS (Unité localisée pour l’inclusion scolaire). Mais sa mère a préféré le placer en institution: « L’ULIS n’est pas adapté pour les autistes », pense-t-elle. « On ne demande pas la lune ! Juste un lieu pour eux. Chacun doit pouvoir avoir sa place ». Aujourd’hui sans emploi, la maman de Benjamin confie : « Je vis ma vie en fonction de lui. Je ne peux pas travailler.

Avec un autiste dans son entourage, « on vit au jour le jour. Il est impossible de se projeter », glisse la mère de Benjamin, qui confie « tout faire pour le stimuler ». C’est pour cette raison, que Benjamin pratique actuellement l’escalade en milieu ordinaire grâce à l’association DAHLIR. « J’ai vu une énorme évolution. Il a une plus grande autonomie. Le fait qu’il évolue dans un milieu ordinaire constitue un plus. Ça le pousse à s’améliorer ».

* Le prénom a été changé.

Dossier réalisé par Manuel Cladière – manuel.cladiere@renouveau.presse.fr

Pour récupérer l’article vous pouvez contacter la rédaction au  0471029141

A NOTER que la prochaine DAHLIR TV sera consacrée à T, présentant des troubles autistiques, accompagné dans le cadre du DAHLIR depuis maintenant 3 ans au club escalade du Puy en Velay.

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