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Le Soleil sous les branches : Prix Handilivres « Jeunesse Enfant »

Actualité nationale 13 décembre 2017

Il était une fois un écrivain : Edgar Orray, dont la plume décrit avec poésie les déclinaisons du monde…. Il était une fois, une artiste, Amélie Clavier : elle, sa plume est un pinceau, qu’elle fait danser pour illustrer des histoires, un imaginaire… Leur histoire débute au Sri Lanka, où ils se sont rencontrés lors d’un voyage, il y a quelques années.

 

“Moi, je dessine… et toi  ?

J’écris.”

Et il restèrent en contact, animés de la même envie de pouvoir créer quelque chose, à partir de leurs passions respectives.

 

“J’ai tout de suite aimé son travail, la douceur et la poésie de ses aquarelles, se rappelle François Lionnet (alias Edgar Orray). C’est là sur cette île que nous avons convenu d’essayer de publier quelque chose ensemble. Une année après cette rencontre alors que j’avais la trame du conte, j’ai montré son travail à l’équipe du DAHLIR et elle a rejoint le projet. Le conte dans son premier jet faisait une quinzaine de pages, il fallait le réduire et nous avons travaillé tous les deux presque six mois à ajuster les illustrations au texte, jusqu’à ce que nous soyons entièrement satisfaits du résultat.”

 

Ce fut le début de nombreuses rencontres….

 

Amélie :Ce n’est pas seulement notre projet à François et moi. Lorsque je suis arrivée en Auvergne, je ne connaissais que lui. Ce projet m’a aussi permis de rencontrer des personnes qui sont désormais mes amis, comme Fred Dauzat, graphiste et co-fondateur de l’agence Double Salto, à Clermont-Ferrand, mais aussi les membres de l’association DAHLIR.

On a l’impression d’être un petit groupe, une famille”.

 

François : “Entre amis, cela veut dire pour moi en confiance et librement, c’est souvent comme cela que ce font les jolies choses. Le prix HandiLivres représente déjà cela. A titre personnel il représente aussi le temps plongé dans mes lectures et celui passé à imaginer des histoires, le souhait d’en écrire d’autres, pleins d’autres.

Mais pour moi, il est plus que cela encore puisque dans ma vie professionnelle, je suis directeur de la Maison Départemental des Personnes Handicapées de Haute-Loire. Il représente un peu le point de confluence entre mon métier et ma passion, c’est assez formidable comme rencontre.”

 

Retour en arrière : c’est en 2015, qu’est édité la première version du Soleil sous les branches. Qu’est ce qui a inspiré cette histoire ?

 

François : “L’idée d’écrire un conte sur le thème du handicap est venue alors que nous partions en week-end avec Pierre-Emmanuel Baruch, Directeur de l’association DAHLIR. Nous parlions d’un conte que j’avais écrit et qu’il avait lu. Au fil de la discussion nous avons évoqué l’envie d’en écrire un sur le thème handicap.

Nous avions ce souhait commun et nous avons décidé d’essayer.

Nous étions un vendredi et Pierre-Emmanuel est quelqu’un de très convaincant.

Le lundi suivant il m’a appelé pour me demander : « Tu en es ou ? »

Le mardi suivant il m’a appelé pour me demander « Tu en es ou ? »

Le mercredi … je crois que je n’ai pas décroché à son appel mais je m’y suis mis.

Je voulais écrire un conte sur des enfants. Lorsqu’il n’y a pas encore d’à priori à cet âge où les enfants, malgré les différences, vont toujours vers les enfants. Du fait de mon métier je ne partais pas de rien et j’ai pu ajouter des références pour ancrer un peu l’histoire d’un enfant porteur de handicap dans la réalité d’une classe.

Nous étions en février, j’avais ma trame, mon décor. Il manquait la poésie et je voulais quelque chose qui signifie l’évolution des troubles sans les nommer. C’est là que l’arbre est arrivée et son évolution au rythme des saisons. “

 

Et d’une soirée mémorable pour le Soleil sous les branches, lundi 4 décembre

 

Amélie : “Honnêtement, c’était une surprise, je ne m’y attendais pas ! J’étais très heureuse et fière.

Je pensais que notre livre avait ses chances. Mais les autres ouvrages pré-sélectionnés avaient l’air super dans cette catégorie. De plus, nous sommes une petite édition. Nous avons fait ça entre amis, ou presque. Je ne pensais pas que nous pouvions gagner.”

 

François : “Ça va vite et on a quand même le temps de penser à quelques choses. Un instant avant je me disais que c’était déjà extraordinaire d’être là, d’avoir été sélectionné, d’être avec ma famille et les amis au centre Pompidou. Je me disais aussi qu’il fallait que je me souvienne de ce moment pour continuer d’essayer d’accoler des mots le plus joliment possible. Puis Mr Patrick GOHET a ouvert l’enveloppe…  Après c’est de la joie !”

 

Sensibiliser plus avec le prix HandiLivres

Amélie : “C’est une belle reconnaissance. Les membres du jury nous ont confié qu’ils avaient beaucoup aimé le livre. Nous n’avons pas toujours les retours des lecteurs. Le fait d’avoir un regard extérieur à notre réseau, que le conte leur parle fait très plaisir. J’espère que ça ouvrira des possibilités.

 

J’espère que nous pourrons étendre la diffusion du conte, peut-être au niveau national, grâce à cette distinction du prix HandiLivres. La thématique de la différence, du handicap abordée dans le livre est universelle et parle à beaucoup de monde. »

 

François : “Sensibiliser plus, parler d’inclusion partout, aux plus petits, aux plus grands, c’est notre souhait à tous et maintenant nous avons le privilège de pouvoir apposer l’étiquette : prix Handilivres 2017, ce qui donne une autre dimension et une autre assise à notre travail.”

 

Est-ce que l’on peut s’attendre à une suite du conte ? Ou bien un autre ouvrage vous réunissant ?

 

Amélie : “Oui bien sûr !  J’espère que François me confiera les dessins, même s’il est libre de choisir. Durant la soirée, ce qui a surpris les gens, c’est surtout la relation entre le texte et les dessins. Ils croyaient que c’était la même personne qui avait réalisé les deux. Il existe un connexion entre nous là dessus, qui est assez chouette. Son côté poétique qui transparaît au travers de son écriture me convient tout à fait.”

 

Si vous deviez résumer cette aventure en quelques mots ?

 

Amélie : “Je dirais que c’est assez incroyable car on est partis de pas grand chose : le hasard et une histoire d’amitié, autant dans l’histoire que dans la réalisation du livre. C’est assez précieux. Il m’évoque bien plus de choses qu’une commande avec une maison d’édition.

C’est vraiment avec le coeur, les gens autour, les rencontres, avec le public au Puy-en-Velay et ailleurs. ça a toujours été assez incroyable. Ce sont des moments précieux, il y a vraiment quelque chose de particulier.

Le Soleil sous les Branches a été édité pour la première fois, il y a 3 ans. J’espère encore faire un bout de chemin afin de faire encore mieux à chaque fois et parler à plus de gens.”

 

François : “C’est un peu fou, parce mon petit conte est devenu un jolie livre. L’association l’a fait vivre récemment sous la forme d’un spectacle et aujourd’hui nous avons reçu le prix Handilivres.

Ce que j’ai dit lors de la soirée de remise des prix au centre Pompidou est exactement ce que je pense. C’est simplement merveilleux. Vivement la suite…”

 

Le Soleil sous les branches, Prix HandiLivres – Jeunesse & Enafnt – d’Edgar Orray et Amélie Clavier.

Edition DAHLIR. Dès 3 ans. 12€ sur commande : contact@dahlir.fr

Retrouvez la liste des lauréats du prix HandiLivres : http://www.fondshs.fr/le-prix-handi-livres/laureats-prix-handi-livres-2017

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