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Quatre Temps… Une école de musique pas comme les autres.

21 décembre 2018

Dans le quartier du vieux Montferrand, Aurélia Ravaud-Croisier nous accueille dans son école de musique Quatre Temps.

“Quatre Temps comme différents temps d’un morceau, d’une chanson. Il existe différents temps (2,3 ou 4 par exemple). Quatre me paraissait un chiffre stable qui renvoie également aux quatre pieds d’une banquette piano sur laquelle l’élève s’assoit pour jouer, et qui tient mieux sur quatre pieds que sur 3…”

Au sein de cette école, Aurélia propose des cours de piano, d’éveil musical et des groupes vocaux à destination de différents publics : des cours de piano pour les enfants et adultes, dès l’âge de 7/8 ans, de l’éveil musical à partir de 4 ans ainsi que des groupes vocaux à partir de 6/7 ans.

L’ouverture des possibles comme clé de l’enseignement musical.

Issue d’une famille de musiciens, la fondatrice de l’École 4 Temps a fait le choix de transmettre sa passion.


“J’ai eu deux professeures, Eva Augendre, qui me faisait beaucoup travailler mais toujours
dans l’encouragement. Elle nous a appris à jouer du blues, ce qui sortait de l’enseignement classique.
Puis Fang Yi Lee, grande pianiste, concertiste. Elle considérait  le niveau, l’envie et les capacités en piano comme essentielles.
Pour elle, respecter le dit “processus obligatoire” pouvait être plus destructeur qu’autre chose. C’était presque punk !, se rappelle Aurélia Ravaud-Croisier.
Elle m’a transmis cette ouverture d’esprit. Parfois, il faut outrepasser les protocoles, le stéréotypes institutionnels pour que quelque chose devienne possible !”

Face aux éventuelles difficultés de ses élèves, la professeure adapte sa façon d’enseigner surtout au niveau du cadre.

“Je pars également du principe que quelles que soient les éventuelles difficultés comportementales, elles doivent être accueillies et tentées d’être comprises. Cela réajuste souvent les choses.”

La transmission de savoir, quelle que soient ses différences.

Pour elle, chaque situation est ou peut être discutée et adaptée avec les parents ou accompagnants, avec un contrat écrit afin que chacun s’implique dans un cadre.

Lorsque la chargée d’accompagnement DAHLIR l’a contactée la première fois, pour l’accueil d’un jeune garçon en situation de handicap, Aurélia n’a pas hésité à ouvrir les portes de son école.

“Chaque élève, présentant un handicap ou non, m’amène à m’adapter, précise la fondatrice de l’école. Il y a presque une transmission unique par élève sous-tendue tout de même par une base et un cadre.”

Après de nombreuses année d’enseignement, Aurélia Ravaud Croisier a fait le choix de participer à une formation sur le handicap. Un moyen de dépasser certaines situations et progressivement à faire lieu pour les élèves, quelque soit leur manière d’être.

“Ma formation est un plus, reconnaît-elle. J’étudie entre autre le handicap pour connaître de manière fine certains paramètres.”

Sur la question de l’ouverture des pratiques culturelles à un plus grand nombre de personnes, Aurélia répond par une autre question :

“Pourquoi ne pas les ouvrir au plus grand nombre ? Qu’est ce qui fait qu’on ouvre ou pas les activités au plus grand nombre ? Les activités culturelles, ou sportives, sont il me semble un lieu où on allie l’apprentissage et le plaisir. Chaque enfant, adulte doit pouvoir éprouver ce plaisir ou une envie tout en se maintenant dans un cadre. Et si possible le partager avec d’autres…”

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Corentin, service civique au DAHLIR