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Retour sur le temps de sensibilisation des centres de loisirs.

7 février 2020

Sur le territoire de Mond’arverne Communauté, environ 1605 enfants sont accueillis durant l’année, au sein des différents centres de loisirs et “cap ados”. Damien Collet est le coordinateur du dispositif “Accueil adapté” de cette collectivité. Il a récemment participé aux deux journées de sensibilisation “Inclusion des enfants en situation de handicap dans les ACM*” organisées par la DDCS du Puy-de-Dôme et l’association DAHLIR.

*ACM  : Accueil Collectif de Mineurs.

 


Qu’est-ce-qui vous a incité à participer à ce temps de sensibilisation “Inclusion des enfants en situation de handicap dans les ACM” ?

 

En tant que coordinateur du dispositif “Accueil adapté”, ma mission consiste notamment à recenser les besoins d’accueil et d’accompagnement des familles dont les enfants sont en situation de handicap. Mais aussi à coordonner la mise en place du Dispositif d’Accompagnateur Supplémentaire (DAS), en lien avec le DAHLIR. Actuellement, cinq enfants en situation de handicap bénéficient de ce dispositif d’accueil adapté sur les communes de Mond’arverne communauté.

 

En fonction des demandes de la part des responsables de centres de loisirs, il arrive également que je propose des temps de formation et d’échanges autour du handicap.

 

Le temps de sensibilisation organisé par la DDCS et le DAHLIR correspondait aux demandes des professionnels des structures d’accueil de loisirs du territoire.

Nous avons tous l’envie d’apprendre afin d’accueillir au mieux et dans les même conditions, tout enfant, quelle que soit sa situation.

 

D’autre part, nous étions une vingtaine d’animateurs et de directeurs de centres de loisirs venus de différentes communes. Or, il est toujours intéressant de pouvoir échanger sur nos pratiques respectives.

 

Quels ont été les temps marquants, selon vous ?

 

De mon point de vue, le témoignage de la maman d’un enfant en situation de handicap a été très constructif et révélateur. Elle nous a exposé sa situation et ses attentes, vis à vis des professionnels des structures d’accueil de loisirs.

Le lien avec les familles est indispensable. Son intervention nous a permis de marquer encore davantage dans nos esprits combien la situation pouvait être compliqué pour les parents. Et donc la nécessité de mettre en place l’accueil de leur enfant dans les meilleurs conditions possibles.

 

Outre ce temps d’échange, l’atelier de sensibilisation mis en place par le CRDV était très intéressant, ainsi que l’intervention d’un professionnel de l’IME. Ce sont des apports très concrets qui nous permettent d’envisager des pistes d’adaptation sur certaines activités.

Si je devais résumer ces deux jours, ce serait “se mettre à la place de”.

On comprend mieux certaines réactions des enfants que nous accueillons et on prend conscience de la nécessité de “co-éducation”. Il faut que toutes les parties de l’éducation autour de l’enfant puissent s’y retrouver. C’est la clé pour le bien-être de l’enfant.

Cela passe donc par des échanges, la mise en place d’outils…

Au départ, le handicap fait peur. Mais lorsque je regarde les bilans réalisés par les animateurs supplémentaires, les directeurs, on voit que cela a été ultra bénéfique pour la dynamique de groupe, l’ouverture d’esprit de l’équipe et des enfants, pour la société en général.

 

Cela conforte l’idée que c’est possible. Mais pour cela, il est nécessaire de travailler ensemble ! Nous avons la chance de pouvoir nous appuyer sur les compétences des chargés d’accompagnement du DAHLIR, qui peuvent faire le lien avec des professionnels de structures du médico-social.

 

Au delà de ce temps de sensibilisation, il me semble que c’est cela qui constitue la force du DAHLIR : rassembler plusieurs acteurs autour d’une même problématique pour faire émerger des solutions ensemble.

 

Si vous deviez résumer les principaux apports que vous retenez de ces deux journées…

 

Désormais, j’ai une meilleure connaissance des différents handicaps.

J’ai aussi pris conscience des difficultés que cela peut représenter pour une famille, d’accepter le handicap de son enfant.

Enfin, pour moi qui ne suis pas d’origine auvergnate, je me dis qu’une association comme le DAHLIR, un dispositif tel que le DAS mériteraient d’être davantage reconnus. Le handicap n’épargne personne. Cela peut nous arriver à tous, à tout moment. D’où l’importance d’avoir accès à des personnes qualifiées, lorsque cela nous arrive.

 

Copyright - Dahlir 63 (http://dahlir63.fr)

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