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En tandem pour combattre la maladie

25 janvier 2016

Tomber trois, quatre fois. Se relever cinq. Souffrir dans les montées. Profiter des descentes. Se ressourcer. Puis pédaler, avancer. Le Ponot Alain Soleilhac a trouvé grâce au vélo une formidable thérapie. Depuis deux ans, cet enseignant à la retraite sillonne les belles routes de notre département en tandem avec Jean-Luc Broc, ex taulier du milieu cycliste auvergnat amateur, au sein du Groupe cyclo du Puy. Au fil des sorties, c’est bien plus qu’une relation sur le vélo qui est née entre les deux hommes. Une complicité, une véritable amitié. Cette aventure, ce témoignage positif, Alain Soleilhac, qui souffre de DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge), l’a raconté dans un livre paru à l’automne 2015, « Tandem et autres humanités, pour voir au-delà…! » (éditions Phénicie).

QU’EST-CE QUE LA DMLA ?

C’est une maladie dégénérative de la rétine d’évolution chronique qui débute après l’âge de 50 ans. Elle touche sélectivement la région maculaire, c’est à dire la zone centrale de la rétine, entraînant une perte progressive de la vision centrale. Elle laisse habituellement intacte la vision périphérique ou latérale.  «  La DMLA peut être en fait très diverses selon les gens » explique Alain Soleilhac. «  De mon côté, les premiers symptômes sont apparus a 44 ans. On a une vision centrale diminuée voire absente. Malgré la déformation, j’ai pu lire durant une quinzaine d’années. Ces cinq dernières années les choses se sont aggravées, il reste une vision périphérique qui me permet de me déplacer. Et grâce à l’informatique adaptée, je peux lire ».

« Faire du sport cela a changé les choses »

Suivi par un centre de recherche parisien, Alain Soleilhac se  « porte bien, aujourd’hui » nous confie-t-il. « En grand partie grâce au sport, cela a changé des choses. La maladie s’est accélérée ces dernières années et le moral commençait à en prendre un coup. Depuis deux ans et demi je me suis remis au sport, cela va mieux. Cela m’a redonné du tonus. Cela a boosté mon énergie, le fait de respirer de l’air, de parcourir des kilomètres… Et puis cela a fini par enclencher en moi d’autres actions. Me sentant plus dynamique, j’ai repris d’autres activités telle que la pratiquer musicale, chorale », développe-t-il. Autre aspect positif : « Sur le plan relationnel, cela m’a permis de rencontrer des tas de personnes ».
Dans ce combat, il y a pourtant une étape clé, et pas des moindres : se lancer, enfourcher le vélo la première fois. « Dès que la maladie s’installe, on a l’impression qu’elle agit comme un rideau, qu’une limite tombe. On a l’impression que la vie va être rétrécie. Il y a une part de peur qu’il a fallu dépasser ». Son expérience, Alain a commencé à la partager vis son ouvrage. Il ne compte pas s’arrêter là. « Je me rend compte que au cours des échanges , avec les ados, les adultes, cela me semble bon de transmettre ce que je ressens. On peut être malade, en situation de handicap et s’occuper des autres. Et puis cela me de moins penser à moi et à mes soucis… »

A noter qu’il n’est pas le seul à pratiquer. Madame GERBAL pratique également au sien du GCP. Cette pratique est possible grace à la mise en place de conventions entre APF, l’école de vélo du puy et Madame GERBAL : http://dahlir63.fr/jordan-sarrou/

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