Amélie, animatrice supplémentaire en centre de loisirs.

9 septembre 2019

Vous entendez souvent parler d’inclusion et d’animateur supplémentaire en centre de loisirs sur le site du DAHLIR. Il arrive d’ailleurs que nous relayons les recherches pour ce type de poste… Pour mieux vous expliquer en quoi consiste les missions et le rôle d’un animateur supplémentaire, nous avons demandé à Amélie de partager l’expérience qu’elle a vécu cet été.


Bonjour Amélie ! Peux-tu te présenter en quelques mots ?

 

“J’ai 21 ans, après quelques années d’étude en faculté de biologie, je me suis rendue compte que ce n’était pas ce que vers quoi j’aspirais…

Après une expérience en tant qu’animatrice dédiée à Lyon, j’ai été embauché pour l’été par la ville de Clermont-Ferrand, dans un centre de loisirs en tant qu’animatrice supplémentaire.

Mon rôle était de faciliter l’accueil et l’inclusion d’un petit garçon de 5 ans, atteint de troubles autistiques durant ses vacances au centre de loisirs.

 

Concrètement, en quoi consistaient tes missions au quotidien ?

 

“Tout d’abord, il fallait que je parvienne à créer et développer une relation de confiance avec ce petit garçon, à le rassurer. Lui faire comprendre qu’il pouvait me solliciter dès qu’il en ressentait le besoin et faire en sorte de devenir une personne référente pour lui.

Au quotidien, j’étais présente pour faciliter le lien avec les autres enfants. C’est un petit garçon qui parle peu et n’ose pas forcément aller vers les autres.

Au début, les autres enfants ne comprenaient pas forcément certaines de ses réactions, ni le fait que je sois présente pour lui.

Les enfants étant curieux, ils m’ont posé des questions et nous avons pu échanger. Je leur ai expliqué que ce petit garçon avait certaines difficultés et que j’étais présente quand il en ressentait le besoin.

Petit à petit, les autres enfants l’ont sollicité de plus en plus pour qu’il vienne jouer avec eux.

De manière générale sur les activités du centre, ma mission consistait à trouver des astuces, des idées pour adapter éventuellement l’activité, de manière à ce que le petit garçon puisse participer avec les autres.

Enfin, j’assurais le lien avec la famille. Chaque soir, nous échangions avec sa maman pour évoquer la journée, les activités et préparer son enfant à la journée du lendemain.”

 

D’après toi, que faut-il prendre en compte en priorité pour faciliter l’accueil d’un enfant en situation de handicap dans un centre de loisirs ?

 

“Le premier élément à prendre en compte, c’est son autonomie ! Il est capable de faire plein de choses sur les gestes du quotidien, ainsi que durant les activités.

Lorsque ces éléments sont déjà acquis, ce n’est pas la peine de revenir dessus. Mon rôle n’était pas de le materner. J’étais présente uniquement pour l’aider lorsqu’il en exprimait le besoin.”

 

Qu’est-ce que cette expérience, en tant qu’animatrice supplémentaire t’a apporté ?

 

“Cette mission m’a conforté dans la voie que j’avais envie de suivre. Et puis cela m’a aussi rassuré sur les capacités que je peux avoir pour accompagner un enfant en situation de handicap.

En plus de l’expérience que cela m’a apporté, j’ai pris beaucoup de plaisir dans ce travail, au quotidien.

Au mois de février dernier, j’ai assuré le rôle d’animatrice dédiée dans un centre de loisirs à Lyon, pour trois enfants en situation de handicap. Je me suis re-découverte et rendue compte que je prenais plaisir à ce que je faisais ! Cela a été un peu une révélation.

Lorsque je suis revenue à Clermont et que j’ai vu passer cette annonce pour devenir animatrice supplémentaire, je n’ai pas hésité longtemps.

J’aime travailler avec ce public, je me suis d’ailleurs renseignée sur les métiers et formations possibles.

J’envisage d’intégrer une formation en alternance pour dans un premier temps devenir AESH. Des passerelles existent par la suite pour devenir éducatrice spécialisée. J’ai un réel projet pour continuer à travailler auprès de ce public. Ces expériences me sont vraiment indispensables.”

 

Qu’est-ce qui t’a rendue le plus fière ?

 

“Plusieurs choses, c’est difficile de choisir…

À la fin du mois de juillet, j’ai pu me rendre vraiment compte des évolutions dans le comportement du petit garçon. Il osait aller vers d’autres animateurs pour leur demander des choses, ou leur faire un câlin !

La petite fierté c’est aussi dans la relation que nous avons construite. Au début, sa maman lui demandait de venir me dire bonjour le matin. Au bout de quelques jours, il venait de lui-même me faire un bisou pour me saluer.

Et puis, les retours de sa maman ainsi que de la directrice de l’équipe d’animation m’ont fait très plaisir. Je me rappelle en particulier d’une phrase qu’a prononcé sa maman : “Avant, mon enfant était réticent à l’idée de se rendre au centre de loisirs. Désormais il ne ressent plus aucune inquiétude.”

En somme, le voir progresser constitue ma plus grande fierté, je me dis que j’ai eu une part à jouer dans ce processus et c’est très gratifiant !

J’espère par la suite pouvoir acquérir encore plus d’expérience dans ce domaine, échanger avec des experts, lire des témoignages, écouter les anecdotes et les astuces de personnes qualifiés… J’ai hâte d’apprendre !”

 

 

 

 

 

 

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