La Caisse d’Allocations Familiales du Puy-de-Dôme

17 avril 2018

Dans le Puy-de-Dôme, la Caisse d’Allocations Familiales accompagne les familles ayant un/des enfant(s) en situation de handicap, afin de faciliter l’accès aux loisirs et aux vacances.

 

« Cela rejoint pleinement notre rôle ainsi que les objectifs fixés par la branche Famille de la CNAF, au sujet de l’intégration en milieu ordinaire mais aussi sur la conciliation entre vie professionnelle et familiale.

Véronique Serve, Responsable des aides aux partenaires en Action Sociale et Emmanuelle Blanc, conseillère technique en action sociale nous expliquent de quelle manière la CAF intervient auprès de ces familles.

 

 

Concilier vie professionnelle et familiale

 

«Une de nos missions est d’accompagner les familles dans la conciliation de leur vie professionnelle et familiale.

 La CAF intervient au travers de trois modes d’actions distincts et complémentaires :

 

 

 

Une première avec les travailleurs sociaux de la CAF du Puy-de-Dôme qui accompagnent les familles au travers  d’une offre locale.

Et la seconde au sein de notre service,  grâce au partenariat mené avec la MDPH et le DAHLIR pour l’accueil d’enfants en centres de loisirs, ainsi qu’avec le Réseau Passerelle*, sur l’angle des vacances. »

*‘L’action du Réseau Passerelle permet aux familles de partir avec leurs enfants en situation de handicap. Une équipe pédagogique est présente quotidiennement. Ainsi, les familles ont du temps pour se retrouver, en étant rassurés quant à la prise charge, en toute sécurité de leur enfant.’

 

 

L’inclusion en milieu ordinaire : un principe fondamental.

 

« Les administrateurs de la CAF du Puy-de-Dôme ont fait le choix de renforcer ces actions de manière concrète. L’arrivée  du DAHLIR sur le territoire était une opportunité. Nous avons choisi d’expérimenter le dispositif DAS* déjà en place en Haute-Loire, depuis quelques années.

*Demande d’Accompagnateur Supplémentaire

 

L’accès aux loisirs pour tous est un droit et un principe fondamental. C’est bien de rappeler aux structures d’accueil qu’elles ont ce « devoir » mais aussi que la CAF est présente afin de les aider à réaliser cet accueil dans les meilleures conditions possibles. »

 

 

Pour sensibiliser à l’inclusion dès le plus jeune âge…

 

« En juin 2016, nous avons expérimenté la Demande d’Accompagnateur Supplémentaire (DAS).

L’objectif principal est d’encourager les centres de loisirs à accueillir des enfants en situation de handicap. Nous les accompagnons dans ces démarches et assurons l’intermédiaire avec les familles.

L’accueil est facilité par un accompagnement technique et financier le plus transparent possible, tant pour les familles que pour les structures.

 

Notre volonté est de montrer qu’il n’y a pas de frein à ce niveau empêchant les enfants en situation de handicap d’être accueillis comme tout autre enfant.

 

Dès lors, l’inclusion des enfants en situation de handicap est bénéfique pour l’ensemble des enfants et ce, dès le plus jeune âge.

 

Désormais, l’ensemble des centres de loisirs du Puy-de-Dôme, qu’ils soient situés en milieu rural ou urbain sont accompagnés pour accueillir des enfants en situation de handicap.

 

Chaque année, nous intervenons également durant la formation de sensibilisation au handicap, organisée par le DAHLIR et la DDCS, destinée aux centres de loisirs.

Le partenariat avec le DAHLIR vise aussi  à favoriser la diffusion d’information sur nos actions pour les droits de chacun. Cela nous permet de mesurer pleinement et avec précision les besoins des familles et de leurs enfants. »

Auparavant, nous accompagnions certains centres de loisirs au travers de subventions financières, pour les enfants bénéficiaires de l’AEEH.

 

Cependant, il manquait  l’analyse réelle du besoin des enfants, notamment sur le type de handicap, les besoins concrets… Désormais, davantage d’enfants mais aussi de structures bénéficient de ce dispositif.

L’accompagnement financier est mieux ciblé, plus efficace et permet de sensibiliser nos partenaires sur l’ensemble du département.

L’aspect financier est important mais pas seulement : tous les centres de loisirs se sentent concernés et s’engagent dans l’accueil d’enfants en situation de handicap.

 

L’idée est de pouvoir accueillir sur tout le département les enfants en situation de handicap.

 

En 2016, dix-huit enfants en situation de handicap ont été accueillis sur les centres de loisirs. Un an plus tard, ce sont 32 structures qui ont accueilli 32 enfants dont 25 ont bénéficié d’un DAS.

On peut se satisfaire de cette action qui a un effet boule de neige : elle de plus en plus prisée par les structures. Celles-ci sont de plus en plus sensibles à l’inclusion. »

 

 

S’appuyer sur la force de ce réseau est indispensable.

 

« Au sein de la CAF, nous n’avons pas l’expertise nécessaire pour identifier les besoins des enfants  en situation de handicap. D’où la nécessité de pouvoir s’appuyer sur celle de partenaires comme la MDPH, le DAHLIR par exemple.

C’est un bilan très positif et nous espérons pouvoir faire perdurer cette action. Nous avons associé le DAHLIR aux temps de travail sur le Schéma Départemental de Service aux Familles qui permet à la fois d’inclure le DAHLIR dans le paysage local mais aussi de mener également une réflexion sur l’ouverture du dispositif à la petite enfance. »

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