Karen, chargée d’accompagnement au DAHLIR

25 juillet 2019

Pour moi, le métier de chargée d’accompagnement c’est être un facilitateur de vivre-ensemble. On accompagne les personnes, on les oriente vers une activité et surtout nous sommes là pour les rassurer.”

Karen, chargée d’accompagnement au DAHLIR 63.

DAHLIR63-Karen-Chargee-accompagnement-DAHLIRArrivée dans le Puy-de-Dôme au mois de mai dernier, Karen est l’une des dernières recrues de l’association DAHLIR, et non des moindres ! De formation éducatrice spécialisée, elle nous parle de sa venue au DAHLIR et de sa perception du métier de chargée d’accompagnement.

 

Parle-nous des missions que tu accomplis au quotidien ?

 

J’accompagne les enfants et adultes en situation de handicap à intégrer une activité de loisirs en milieu ordinaire, si possible de manière régulière. Il peut s’agir d’activités physiques, culturelles, bénévoles mais aussi les centres de loisirs pour les enfants.

La première étape est primordiale. C’est la rencontre de la personne qui va nous faire part de son projet. Cela me permet de mieux la connaître, d’établir un diagnostic selon ses capacités.

À partir de là, je vais effectuer les recherches pour trouver une activité et un club qui correspondent à ses critères : le lieu d’habitation, le budget, la mobilité, etc…

Si ma proposition leur convient, nous organisons une séance d’essai de l’activité dans le club. Ainsi, nous pourrons nous rendre compte si l’activité, l’encadrement, l’ambiance conviennent à ses besoins et ses envies. En fonction, il est possible d’envisager d’éventuelles adaptations et ajustements en lien avec l’équipe d’encadrement. 

 

Qu’est ce qui t’a incité à démarrer l’aventure au sein du DAHLIR ?

 

Je ne connaissais pas l’association DAHLIR jusqu’à ce qu’un collègue me transmette l’offre d’emploi de chargé d’accompagnement. Cela faisait particulièrement écho aux valeurs véhiculées par mon métier de base.

D’autre part, les loisirs constituent selon moi un support indispensable notamment pour travailler sur la confiance en soi. 

Dès que j’ai pris connaissance de l’offre d’emploi, cela m’a immédiatement rappelé une situation que j’avais vécue durant mon expérience d’éducatrice spécialisée. Deux enfants malvoyants m’avaient fait part de leur envie de pratiquer du rugby. Mais il était compliqué d’intégrer un club, la seule proposition qu’ils ont reçu consistait à se rendre dans un club de rugby fauteuil. C’était une proposition qui ne convenait pas forcément à leur situation et qui représentait un coût important. 

Alors quand j’ai vu l’annonce du DAHLIR, je me suis dit que ce serait tellement plus simple. C’est pourquoi j’ai candidaté. D’ailleurs, il faudrait que je reprenne contact avec ces deux garçons pour leur en parler et voir si je pourrais peut-être les aider ! 

 

Que t’apporte ton expérience d’éducatrice spécialisée, aujourd’hui dans tes missions ? 

Parmi l’équipe de chargés d’accompagnement, qui ont plutôt des diplômes de professeur d’activité physique adaptée, mon expérience est complémentaire !

Nous parvenons aux même conclusions, c’est très riche.

L’accompagnement du DAHLIR est différent de celui mis en place par un éducateur spécialisé. Mais la confiance est nécessaire pour avancer dans les deux cas. 

 

Quelles sont les qualités et compétences nécessaires selon pour exercer ce métier d’après toi ? 

Avant tout, je dirais l’écoute et la bienveillance pour rassurer les personnes vis à vis de leurs capacités.

Il est nécessaire également d’être autonome et d’avoir un minimum de connaissances sur les activités et clubs du territoire. Mais cela s’apprend au fil du temps ! 

 

Qu’est-ce qui te plaît dans ton métier de chargé d’accompagnement ?

 

Tout d’abord, les missions me conviennent bien et puis le fait que l’on touche un public large : enfants et adultes.

On apprend tous les jours sur les autres mais aussi sur soi.

Le lien avec les différents partenaires est précieux aussi. 

Le point non-négligeable c’est l’équipe dans laquelle je suis arrivée. J’appréhendais un peu avant mon arrivée et finalement je ne me plains pas !

 

Un petit conseil ou apprentissage à nous partager ?

 

Je me dis souvent que rien n’est impossible ! En tout cas, tant que l’on n’a pas essayé. 

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