LADAPT 63

24 mai 2017

Présente depuis 2009, dans le Puy-de-Dôme, LADAPT 63 permet aux personnes atteintes de lésions cérébrales acquises de trouver leur place dans la société, en exerçant leur citoyenneté. Leur valeur : “Vivre ensemble égaux et différents.”

Rencontre avec ses acteurs engagés sur le territoire : M.Mompied, Directeur de LADAPT63, Mme Lambré, Coordinatrice SAMSAH* et M.Portail, Educateur spécialisé.

 

Pouvez-vous nous présenter LADAPT 63 et son rôle dans le Puy de Dôme ?

Fabien Mompied : Tout d’abord, il faut savoir que LADAPT est une entité nationale avec des directions régionales, des établissements et une identité par département. Notre association accompagne des adultes atteints de lésions cérébrales acquises.

Nous partons toujours du besoin de la personne. C’est pourquoi nous avons fait le choix de développer un SAMSAH permettant le choix de vie à domicile et un ESAT Hors-Murs. C’est assez innovant dans ce domaine. L’objectif est de favoriser l’accès au travail en milieu ordinaire avec un accompagnement médico-social.

En 2016, LADAPT a accompagné 30 personnes avec le SAMSAH et 19 sur l’ESAT. Différents professionnels interviennent durant l’accompagnement des personnes. Nous travaillons avec deux ergothérapeutes, deux neuropsychologues, un psychologue, deux assistantes sociales, un éducateur spécialisé, deux infirmières et un médecin. Il y a un gros volet médical sur le SAMSAH.

Nous avançons dans la même direction : tout se fait à domicile ou en milieu ordinaire. Nous travaillons pour une société plus inclusive, dans laquelle la personne est actrice de son projet, de son parcours.

 

Parlez-nous de l’accompagnement que vous mettez en place dans le Puy de Dôme :

 Mme Lambré : Tout d’abord, le parcours d’accompagnement commence dès que la MDPH oriente les personnes vers le SAMSAH ou bien lorsque le centre de rééducation effectue une demande d’accompagnement pour l’un de ses patients atteint de lésions cérébrales acquises. Dès son entrée, nous réalisons un bilan composé d’un diagnostic social, psychologique et médical.

En fonction des besoins, des attentes de la personne, nous allons mettre en place un accompagnement individualisé pour qu’elle puisse concrétiser son projet. On réévalue au bout de 8 mois, si elle a atteint ses objectifs et on continue à l’accompagner si besoin, jusqu’à que qu’ils soient atteints.

F.M : Pour intégrer l’ESAT Hors-Murs, il y a une période d’essai de deux mois renouvelable une fois. À l’issue de cette préparation, qui permet de valider une activité de travail en milieu ordinaire, nous enchaînons avec une phase d’élaboration de son projet professionnel et de son portefeuille de compétences. Nous l’accompagnons jusqu’à ce qu’elle trouve un contrat de travail. À ce jour, deux d’entre eux ont décroché un contrat en milieu de travail ordinaire et trois en milieu adapté, à la sortie de l’ESAT.

M.L : Depuis avril 2016, il existe également un dispositif d’accueil et de conseil, ouvert aux personnes qui peuvent nous solliciter spontanément (si elles ne sont pas suivies en centre). Nous les appuyons dans la définition de leur parcours.

 

Depuis 2015, vous travaillez en collaboration avec le Dahlir, dans un objectif commun : le bien-être des personnes. Comment cela se traduit au quotidien ?

F.M : Dans le cadre de nos 9 actions prioritaires définies pour 2016-2020 deux concernent l’accès à la culture et la santé/ bien-être.

N.P : On part toujours des besoins de la personne : au début la plupart étaient attirés surtout par la pratique sportive puis ça s’est élargi aux disciplines culturelles. Je participe à chaque 1er entretien entre la personne et le Dahlir. Cela permet de faciliter l’échange : je connais la personne, ses séquelles et ses besoins.

30% de notre effectif a bénéficié d’un accompagnement dans le cadre du Dahlir. Certains pratiquent le tennis, la pétanque, la mosaïque, le badminton, la guitare, la natation, la gym… et on en espère bien d’autres encore. Au-delà des activités sportives que je mets en place, certains veulent aller plus loin : c’est là que le Dahlir entre en jeu. Il ne faut pas oublier que l’objectif est de les rendre autonome. Lorsque leur parcours avec le SAMASH ou en Esat se termine, le Dahlir assure la continuité.

Dans tous les cas, notre priorité est de rompre l’isolement et créer du lien social. L’objectif est de maintenir une autonomie suffisante pour qu’ils puissent rester à leur domicile. Au travers d’une activité régulière qu’elle soit physique ou culturelle, les personnes vont retrouver confiance en elles, s’ouvrir au monde : c’est très important dans les accompagnements.

*SAMSAH : Service d’accompagnement médico-social pour personne en situation de handicap

**ESAT : Etablissement et Service d’Aide par le Travail

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