Christelle Bonaton, conseillère de la DDCS nous parle de la malle pédagogique

18 juillet 2017

Christelle Bonaton est conseillère en éducation populaire et jeunesse au sein de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale du Puy-de-Dôme. À ce titre, elle assure, entre autres, le suivi et l’accompagnement des centres de loisirs sans hébergement pour mineurs.

Quel est le rôle de l’Etat vis-à-vis de l’accueil d’enfants en centres de loisirs ?

En dehors du temps scolaires, l’enfant est sous la protection du Préfet (donc de l’Etat) sur les temps péri et extra-scolaires. C’est pourquoi l’accueil de mineurs en centre de loisirs est encadré par la réglementation nationale. C’est la fonction régalienne de l’Etat.

Nous veillons avant tout à la sécurité morale, physique et affective des enfants.

Mon rôle en tant que conseillère va être d’accompagner les centres de loisirs, leur permettre d’améliorer les conditions d’accueil.
Cela passe notamment par la proposition de formations continues à destination des animateurs et des directeurs des structures. Dans le Puy-de-Dôme, nous sommes très mobilisés et proposons une vingtaine de formations. Les animateurs ont la possibilité de se former tout au long de leur vie et d’améliorer certains points en particulier. Parmi les formations que nous proposons, ils vont aborder l’égalité garçon/fille, le respect de la volonté des enfants selon leurs envies, mais aussi les gestes de premiers secours, avoir un regard critique sur le court-métrage, avec l’association Plein la Bobine. Les frais pédagogiques de ces formations sont pris en charge par la DDCS.
Et bien évidemment, je les accompagne au quotidien, en leur apportant des conseils sur la réglementation.
Nous nous adressons à tout public. Seule la thématique du handicap s’adresse à un public spécifique. Il s’agit là d’une intervention légitime puisque nous prônons l’accès aux loisirs pour tous. L’objectif est que les enfants en situation de handicap soient intégrés dans le droit commun.

Dans cette mission d’accès aux loisirs pour tous, vous travaillez en lien avec le DAHLIR. Quelles sont les actions menées en commun ?

Nous souhaitons favoriser l’énergie et l’intelligence collective en incitant à l’échange de compétences, au travers de réflexions, d’outils.
Avec le DAHLIR, et le Dispositif d’Accompagnateur Supplémentaire mis en place avec la CAF et la MDPH, nous sommes bien dans ce collectif. En décembre 2016, nous avons proposé deux jours de formation sur la thématique du handicap aux directeurs et référents « handicap » des centres de loisirs afin qu’ils mesurent ce qu’est le handicap, quel est le champ d’intervention du DAHLIR, ce que leur permet le DAS, le rôle de la CAF et de la MDPH. Les membres des structures d’accueil se trouvent souvent démunis lors de l’accueil d’enfants en situation de handicap. L’idée est de désacraliser le concept.
Suite à ces journées, et face à la demande nous avons été plus loin sur cette thématique. Nous leur avons présenté les personnes ressources, les structures œuvrant autour du champ du handicap tels que les SESSAD, les éducateurs spécialisés…

Dans cette optique de mise en commun de ressources, d’expériences, vous travaillez sur la réalisation d’une malle pédagogique. Pouvez-vous nous en parler ?

Le travail sur la malle pédagogique a pour vocation de toucher un maximum de monde, en partant du collectif. Un groupe d’une douzaine de volontaires composé de directeurs et de référents handicap des structures d’accueil s’est formé. Ils vont travailler durant 5 demi-journées ensemble pour proposer une boîte à outils destinés à leurs pairs. Deux demi-journées ont déjà au lieu et la prochaine aura lieu en septembre. Des fiches pédagogiques ont été réalisées sur l’accueil de la famille, comment parler du handicap à son équipe, quelle position adapter, l’échange avec l’enfant en situation de handicap… Beaucoup d’idées ont émergé de ces échanges en partant de leurs expériences, de leur vécu.


Cette boîte à outils va pouvoir toucher beaucoup de monde et surtout permettre aux membres de s’outiller, de compléter l’intervention du DAHLIR.

Ce qui peut être une bonne chose notamment lorsqu’ils accueillent un enfant qui n’a pas (encore) de reconnaissance de la MDPH.
Cette malle pourrait être présentée durant pour la Semaine du handicap. Cela nous permettra de remercier les personnes investies, et valoriser le temps de travail, leur implication.
En parallèle, je travaille avec les PEP sur une autre malle, à destination des animateurs, déjà crée dans la Manche. Celle-ci va permettre de parler du handicap aux enfants, leur faire vivre, sur des temps courts et sur un cycle de 6 séances. L’idée est de toucher à tous les niveaux : les enfants, la famille par leur intermédiaire, les animateurs, référents et directeurs de centres de loisirs. C’est très complémentaire de cette malle pédagogique du DAHLIR.
En parallèle de cette action, les agents de la DDCS effectuent des visites au sein des centres qui accueillent pour la première fois des enfants en situation de handicap, dans le cadre des DAS, par exemple. Nous sommes dans l’accompagnement et non dans la sanction. Nous vérifions les conditions d’accueil dans leur globalité : l’intégration de l’animateur supplémentaire dans l’équipe, le fonctionnement global, l’intégration de l’enfant, du handicap. Le DAHLIR assure en parallèle le suivi de l’enfant, en tant qu’expert du handicap. Nous travaillons ensemble pour l’accueil et le bien-être des enfants.

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Jenny a 35 ans. Hébergée au CHRS-ANEF du Puy-de-Dôme, elle reprend petit à petit sa force de vivre. Ateliers d’écriture, séances d’activités physiques, cours de danse-fitness, encadrement de personnes bienveillantes : elle partage son expérience et …

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Membre du futur Comité Territorial du Puy-de-Dôme, Jean-Luc nous parle de ses idées, ses motivations à passer à l’action pour une cause qui le touche. Comment te décrirais-tu en quelques mots ? Je dirais : Sensible, généreux, honnête et… …